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TRIATHLON

Triathlon de Paris 2016! Voir l'article

Triathlon de Deauville

le 26/06/2017

2017 se poursuit sous les meilleurs auspices sur le triathlon M de Deauville.

Comme toujours à Deauville, la « natation » est un vrai pugilat. Si le courant nous a épargné cette année, c’est contre les vagues cette fois qu’il faut s’engager et s’affirmer ! Dans ces conditions, oubliez la technique soignée, la recherche du geste efficace travaillé des heures durant à la piscine, là l’idée c’est de se battre contre les éléments et d’en sortir rapidement ! L’avantage avec une mer démontée c’est qu’on se retrouve, dès le départ, éparpillés dans l’océan ce qui limite la baston entre concurrents (1500 partants). Première boucle à naviguer à vue, à respirer à contre temps dans le creux de la vague histoire de masquer la bouée vers laquelle je suis censé nager tout en savourant quelques gorgées d’eau salée : le mal de mer n’est plus très loin.

triathlon_de_deauville

Sortie à l’australienne et 2ème tour : je n’ai pas atteint la première bouée qu’on rattrape les derniers concurrents qui accusent mathématiquement 750m de retard…Emportés par la houle qui nous traine, nous entraine, écrasés les uns contre les autres… le chaos atteint son paroxysme. Ça ressemble alors vraiment à un banc de maquereaux en perdition. Chacun navigue à vue pour se sortir du filet, éviter les attardés, se frayer un chemin le plus direct possible vers la bouée suivante, survivre !

triathlon_de_deauville

J’en profite pour faire le plein de sels minéraux et clôture la partie de pêche à la 27ème position très loin derrière le squale Fred Belaubre. Transition efficace pour une fois et départ pour le vélo la fleur au fusil. Le volume d’entrainement dans cette discipline est clairement saupoudré (avec parcimonie) ces derniers temps donc je mise sur la fraicheur (j’aime bien voir le verre à moitié plein)! Et ça marche ; j’ai mal aux jambes mais je gratte quelques places, langue pendante et bouche ouverte avec ce petit gout de sels marins sur les gencives.

Retour au parc autour de la 18ème position avec une petite gêne intestinale que je traine depuis quelques kilomètres et qui ne présage rien de bon ! En effet, dès les premières foulées, je sens que l’intestin n’est plus sur le même objectif que le cerveau. J’hésite même au km 8 à aller me « repoudrer le nez » avant que la raison ne prenne le dessus sur le système entérique. Il reste 2km à tenir la boule au ventre !

triathlon_de_deauville

Je remonte malgré tout pas mal de concurrents sur la course à pied pour finir 10e au scratch : grosse satisfaction, grosse ambiance, belle course et journée pleine!

Swim Run - Gravity Race

le 13/05/2017

Premier test d’un Swim Run sur le Gravity Race de Jablines ! Un mois de sommeil fractionné et d’entrainements serrés n’ont pas eu raison de ma soif d’expérimenter une discipline en plein air qui prend de l’ampleur !

Le concept est celui d’une course chronométrée ou l’on alterne des portions de trail et de nage en eau libre. Outre le côté sportif, il y a un choix stratégique à faire dans le choix des équipements : libre à vous d’emmener ce que vous voulez à partir du moment où vous le gardez tout au long de la course : combinaison, plaquettes, pull buoy, chaussures de running…c’est l’attirail traditionnel mais vous pouvez innover !

13 mai à la base nautique de Jablines : sous un beau soleil, j’y retrouve plusieurs têtes connues du club : triathlètes, nageurs.

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Je m’avance sur l’épreuve avec le matos à disposition : combinaison longue de triathlon bien noire histoire de cuire à l’étouffée sous le soleil, chaussures ultralégère de course sur route (pour qu’elles ne pèsent pas sur mes chevilles lors de la natation), plaquettes (gain indéniable pour les portions natations et je les garderai aux poignets lors de la course à pied).

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Le parcours du format « court » est le suivant : 1.5 / 500 / 1.2 / 250 / 5 / 350 / 2 / 570 / 1 / 360 / 0.8

Au total : 2km de natation et 11km de course à pied.

Dès le premier km de course à pied je prends la tête. Immersion dans une eau claire, rafraichissante plutôt engageante ! Je me retourne à la sortie de l’eau pour voir si un nageur n’est pas revenu sur moi mais je constate que je mène toujours la danse. L’alternance des efforts est assez naturelle et agréable : les portions souples et rafraichissantes en natation cassent la montée en température de la course en combi.

Finalement le travail prénatal entretien l’illusion puisque je boucle le parcours en 1h12, victoire à la clé. Magnifique journée pour les 1 mois de la nouvelle venue, une expérience qui en appelle d’autres !

Odlo Crystal Run 2017

le 12/02/2017

Invité surprise sur ce 10km de l’ODLO CRYSTAL RUN qui n’était pas initialement prévu au programme (déjà bien chargé) de ce début d’année. Mais bon c’est à la maison, sur un itinéraire grandiose entre le Pont Neuf à la Tour Eiffel et dans une ambiance festive donc j’y vais presque en courant !

L’organisation est assurée par ASO qui tente de réchauffer 4000 givrés en tee-shirt dans une atmosphère hivernale. Un village grandiose est installé sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville avec des animations « de montagne » : escalade au piolet, tir à la carabine type biathlon... L’ODLO CRYSTAL RUN est une « fun run » qui regroupe à la fois des coureurs expérimentés et des amateurs qui souhaitent vivre et (re)découvrir une expérience insolite mais surtout festive et conviviale.

Odlo_Crystal_Run_2017

C’est donc une deuxième course à une semaine d’intervalle, c’est-à-dire en « récupération incomplète ». La fatigue devrait se faire sentir et le parcours ne se prête pas véritablement au record. Du coup j’y vais clairement à l’économie, pour la place, et comme j’ai terminé 3e l’an passé (résumé ici), les ambitions sont encore plus grandes cette fois ci.

Odlo_Crystal_Run_2017

Départ hyper rapide (1er 500m en 1’26…) sous les canons à neige, ce qui laisse peu profiter des monuments de la capitale : « y aurait-il du beau monde sur la course ? ». Heureusement après 3km à chasser les bateaux mouches sur les quais, quelques provinciaux asphyxiés et ébahis reprennent leur souffle au pied de la dame de fer. Mal leur en a pris ! On se retrouve 3 en tête. Je me cale derrière le premier que je laisse mener la danse. Parfait, le rythme est soutenu sans être insoutenable, le 3ème homme a dû en avoir marre de tenir la chandelle car la visite touristique se poursuit en amoureux à partir du 6e km. J’attends mon heure. Au 8ème, reniflant l’odeur de la tartiflette promise, je bascule sur les pointes, déboulé à contretemps qui perturbe mon partenaire : il reste figé ! Au 9ème j’ai l’impression que le gaillard s’est résigné car l’écart est conséquent. Je savoure donc la fin de course pour gagner cette 2ème édition en 32’30.

Odlo_Crystal_Run_2017

Après la tartiflette et le vin chaud (ndlr : si l’association te parait parfaitement appropriée sur le coup, attention ! Ton estomac te rappellera assez vite que ce n’est pas le ravito le plus adapté après l’effort…), sympathique cérémonie conviviale autour du podium, un beau souvenir qui restera !

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Merci à l’organisation et à l’année prochaine ! Ambiance par ici :

Foulées de Vincennes

le 5/02/2017

Charmant déluge ce dimanche matin entre la tempête « Leiv » et la dépression « Marcel » ! C’est jour de course à Vincennes : 10km de pèlerinage à l’orée du bois pour des milliers de runners franciliens ! Etant données les conditions météorologiques, il ne sera pas évident de faire péter le chrono aujourd’hui. Qu’importe ! Je suis préparé comme jamais ; en donnant le maximum, il n’y aura pas de regret !

Bien placé dès le départ, je me retrouve rapidement dans un groupe dans lequel figurent les grosses côtes du jour Olivier le Strat, Thomas Benichou, Xavier Pottier…! Dès le premier km, deux fuyards ont déjà creusé un écart conséquent aux avant-postes. Au 3ème km, notre petite formation assure la jonction avec le second qui s’est définitivement fait distancer par le favori des turfistes : Irba Lakhal. Nous sommes alors 5/6 coureurs emmenés par Xavier Pottier (vainqueur 2014) pour tenter de revenir sur l’homme en forme que l’on a toujours en mire.

Après le 5ème km, on attaque le dur : le faux plat montant de 2km vers Nogent, nez au vent de face, bruine glaçante et casaque trempée. Le moment où tout le monde baisse de rythme y compris Irba qui semble perdre du terrain sur notre groupe de chasse. Xavier s’écarte doucement vers la gauche, faisant clairement comprendre à tout le monde qu’il a fait sa part du boulot. On est au 6ème et je suis me sens à mon aise dans ce groupe.

Ca temporise même un peu trop, j’hésite deux secondes et je joue mon va-tout ! Je lâche les chevaux et « sort du bois », personne ne suit, du coup j’insiste, et je cravache même pour revenir sur le premier : sous endorphines, tout est possible ! La moto m’annonce à 10’’ : il reste 3km ! Le panache c’est beau pour le spectacle, mais ça fait mal aux poumons ! J’ai grillé ma cartouche et j’ai compris que devant, l’animal gère l’écart en jetant des petits coups d’œil par-dessus l’épaule. Je n’ai clairement plus le jus pour jouer la gagne, j’assure donc ce qu’il faut pour conserver la seconde place et je termine les 3km en solo.

foulees_de_Vincennes

Passage de la ligne en 32’01 à 10’’ du vainqueur du jour. Je n’améliore pas mon meilleur chrono mais j’étais clairement dans un grand état de forme ce matin et j’ai pris beaucoup de plaisir à animer l’épreuve !

Interview dans le paddock juste là :

10km du 14e

le 22/01/2017

10km du 14e : : La dernière répétition à deux semaines des 10km de Vincennes avec de nouvelles baskets fluo à étrenner ! Malgré la « fraicheur » qui règne sur Paris, le T-Shirt reste de rigueur mais il va falloir courir vite pour se réchauffer. Heureusement la promiscuité du sas de départ apporte son lot de réconfort aux plus frileux : odeurs de camphre, chaleur humaine… Serrés contre les barrières, alors que nos cuisses fébriles attendent le coup de feu de la délivrance, le speaker énumère quelques têtes d’affiches connues ( O.Le Strat, T.Benichou) auxquelles je me suis déjà frotté sur des précédentes courses. Il y a donc des lièvres à accrocher et la partie de souffle court s’annonce alléchante !

Départ hyper rapide autour de moi : après 500m je navigue décontenancé autour de la 15e place : soit je ne suis pas du tout dans le coup, soit des chiens fous vont rapidement exploser... Je regarde la montre : 1’30 aux 500m (20km/h). OK pas d’inquiétude, certains devraient s’asphyxier ! Je mettrai quand même 3 km à récupérer la tête de course constituée de 5 coureurs. En revanche sitôt rattrapés, leur rythme me semble « confortable » enfin convenable … et je décide de suivre calmement bon pied bon œil.

10km_du_14e

Au 8ème km, nous ne sommes plus que 4 et je me retrouve, malgré moi, à mener l’allure sans y avoir été invité et sans vraiment le vouloir. Ma stratégie est alors simplissime et je suis sûr de ma force : en garder sous le pied jusqu’aux derniers hectomètres et finir au sprint. Seulement, à 1km de l’arrivée, à la faveur du méconnu col de la rue du cimetière, v’la-ti-pas, qu’un de nos gaillards me coupe l’herbe sous le pied et lance une accélération impromptue. Je tente de l’accrocher sans parvenir à boucher l’écart. Le martyre du cimetière dure 1Km. Mais derrière, l’affaire est pliée ; sans avoir à me retourner je sens bien que ça décroche.

Bravo donc à Romain alias le trailer de Chambéry qui a intelligemment placé son attaque sur son point fort et, sans le savoir, sur mon point faible. Le type a du faire peur à la moto ouvreuse qui nous ouvre alors une brèche vers la ligne d’arrivée.

2ème de la course, 31’49 au chrono, record personnel avec une erreur d’aiguillage sur l’arrivée (il manque entre 50 et 100m)! C’est du bon !

10km_du_14e

Corrida de Thiais

le 27/11/2016

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L’automne est de retour avec son lot de réjouissances : feuilles mortes, averses, épidémies virales, primaires de la droite, séances de piste…C’est l’heure de reprendre les séances course à pied calibrées, mathématiques, et leur lot d’ésotérisme (VMA, seuil, 6*1000, 30/30…ca parlera aux spécialistes). L’ambition d’un tel programme est de casser la barre des 32’ aux 10km (18.8 km/h)…une paille !

La course cible c’est les 10km d’ISSY le 12 décembre mais les sensations sont tellement bonnes en ce mois de novembre que je ne peux m’empêcher de faire un test à blanc sur la corrida de Thiais.

Tous les voyants sont au vert avant ce 10km : les séances vont bon train, et les allures sont prometteuses, l’affutage gastro une semaine auparavant finit de me tailler un corps aiguisé comme jamais.

Ne vous méprenez pas sur le terme Corrida ; sous cette formule poétique qui respire l’Andalousie, la chaleur et la feria c’est la commune de Thiais, son autoroute aguicheuse et la bise saisonnière qui s’offrent aux 2000 coureurs franciliens carencés en vitamine D après un automne qui a déjà trop pesé sur les visages blafards.

Il fait froid, mais comme un pied de nez à la réalité, le dress-code pour cette soirée matinale : c’est t-shirt/short !

Départ lancé, je me retrouve rapidement dans un groupe de 6 avec les arpenteurs des rues parisiennes : Kante, Aagab… . Au bout de 1500m, ça s’excite et 4 se font la malle, moi en chasse patate et Kante qui décroche. Je passerai donc les 8500m tout seul mais j’arriverai quand même à revenir sur le 4ème puis à le lâcher (enfin c’est plutôt lui qui semble finir au bout du rouleau).

Je passe donc la ligne en 32’40, nouveau record personnel dans des circonstances qui laissent présager du GRAND dans deux semaines !

Alea jacta est !

Triathlon du pays de l'Ourcq

le 12/06/2016

La mousson inonde la France en ce mois de Juin, le soleil se fait rare et les cours d’eaux franciliens atteignent des records ! Ces évènements poussent l’organisation du Triathlon du Pays de l’Ourcq à annuler la partie natation et transformer le triathlon en duathlon format 6km/42km/6km sans drafting. Etant données la température et la couleur brune suspecte de l’eau, ça ne me dérange pas plus que ça…D’autant que je devrais pouvoir tirer mon épingle du jeu sur la partie course à pied ! La stratégie revendiquée est donc la suivante : faire parler mon point fort ie : tenter de creuser l’écart à pied, résister à vélo et aviser pour la seconde course à pied.

Fidèle au plan, je me retrouve aux avants postes sur le premier run, derrière deux autres concurrents. Au demi-tour, le rythme baisse et j’en profite pour prendre la tête et tenter de filer à l’anglaise.

Je rentre 1er dans le parc à vélo, 15’’ devant le second. J’ai donc l’honneur de suivre la moto ouvreuse à vélo, privilège rare et euphorique ! Le parcours est constitué de deux boucles vallonnées. « A mi-parcours, si je ne suis pas doublé, la fin de course peut être belle… ;-) » c’est ce que me souffle mon petit doigt à ce moment là.
Au bout de 5km sur le vélo, le second me reprend mais je résiste car le rythme me convient. On se relaie sur la première boucle alors que L.Martinou nous rattrape sur la fin. « Il faut l’accrocher », c’est ce qu’on se dit avec mon compère mais le laron cherche à nous semer et on le perd finalement de vue. Nous restons à nos places (2ème et 3ème du coup) un bon bout de temps avant de se faire reprendre par 4, 5 cyclistes. J’essaie à chaque fois de ne pas me faire distancer trop vite si bien que les écarts à l’entrée du parc à vélo ne paraissent pas insurmontables.

Je suis 6ème. Il reste 6km de course à pied et j’ai les cuisses qui font des noeuds. Je sais que c’est dur pour tout le monde (positiv attitude), je reprends 1, 2 coureurs dont mon comparse d’échappée pour me retrouver à mi-parcours 4ème. Le 3ème n’est plus très loin, c’est jouable et j’aurai trop les nerfs de terminer au pied du podium... Je le double autour du 4ème km puis tente de gérer l’arrivée des crampes avec le retour sur mes talons de mon compagnon d’échappée.

Arrivé 3ème ! Génial, super résultat avec un vélo de costaud ! Il y a du progrès et ça fait plaisir !

Mini-podium mini-coupe et retour sous la pluie, on est en juin, tout va bien !

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Triathlon de Paris 2016

le 29/05/2016

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7h00 gare de l’Est sur les quais du RER D avec Greg : des cyclistes, des sportifs, des dossards. Le Triathlon de Paris démarre dans les tunnels de la RATP. J’ai gagné un dossard grâce à GQ magazine autant dire que j’ai une image à défendre ET AVEC STYLE !

Nous attendons le train pour la base nautique de Choisy, annoncé à 7h30 et puis Hoop alors que le train entre à quai, l’arrêt « Choisy Pompadour » disparait des écrans d’affichage, Magique ! Stress ! « C’est quoi ce bordel ! ».
Le parc à vélo ferme à 8h30 autant dire qu’on a peu de temps pour tergiverser. Des triathlètes (4 selon la police, 2300 selon les manifestants) interpellent le chauffeur dans sa cabine et entament une négociation pour demander l’arrêt Choisy. Chatelet, arrêt suivant : d’autres triathlètes sur le quai investissent les wagons et le chauffeur annonce « officiellement » un arrêt à Choisy ! Sauvés ! Le lobbying des moulés du cuissot à payer !

Bon tout roulera finalement sur des rails jusqu’au départ : dépose du vélo, enfilage de combinaison, le train-train habituel… Je remonte la base nautique en marchant avec quelques CNPistes, salue mon père qui flotte dans son kayak au milieu des canards ; il joue les bénévoles à domicile.

Le parcours est identique à celui de l’an passé (voir compte rendu) avec cependant une course à pied remaniée autour du Trocadéro (2 boucles).

C’est parti pour la vague des bonnets bleus ! En ligne droite, c’est long, c’est droit, c’est long. Je sors 30e en queue de peloton. Du coup je pars à vélo en solitaire, j’ai la route pour moi. L’œil dans le rétro, ça revient vite de derrière et on se retrouve rapidement à 4. Les mecs roulent fort, les bicyclettes s’alignent en file indienne, les corps s’aplatissent sur les guidons, les cuisses s’échauffent… c’est tout bon, la locomotive est en route !

1er virage à angle droit, 1er pont sur la Seine, à peine 5km de rouler et baaam la glissade ! La savonnette ! Tout seul comme un grand, surement le pneu arrière trop gonflé sur la chaussée humide... Les autres ont bien entendu mais n’ont rien vu ! Ils poursuivent leur route, imperturbables. Ça va, pas de casse (ni physique, ni matériel) donc je repars la fleur au fusil, le couteau entre les dents. Seulement le train ne m’a pas attendu ! Impossible de revenir seul sur mes compères, j’ai bien perdu 30/40 secondes dans la cascade donc je temporise en attendant le train suivant…5km plus tard, c’est long (grève de la SNCF ?), 5 gus arrivent et m’embarquent sur leur porte bagage ! Super ! Sauf que ça va quand même moins vite que le TGV précédent !

La suite du vélo se poursuit sans suspense à un rythme matelassé jusque à la tour Eiffel. Personne ne revient sur nous et nous ne rattraperons personne : jeu à somme nulle !

Pont d’Iena, je rentre au stand et j’aperçois Greg qui s’élance en course à pied ! Je me laisse alors (re)prendre au jeu de la remontée folle, j’ai de bonnes jambes, donc j’augmente progressivement l’allure jusqu’à rattraper des mecs de mon premier groupe vélo.

1er tour fini, j’accélère encore le rythme, je remonte pas mal de concurrents mais toujours pas de Greg à l’horizon. J’arrive au 8e km, dernière grande ligne droite et devant la tour Eiffel à 500m de l’arrivée, je reconnais sa trifonction, sa foulée, son mollet fringuant ! hahaha ! J’arriverai finalement à sa hauteur à l’entrée du stade : Dans un sprint épique qui restera dans les annales de nos poumons, il me devancera rageusement sur la ligne d’arrivée !

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Bonne surprise : 13e à l’arrivée… La chute à vélo laissera du coup quelques regrets lorsque j’apprendrai que je claque le 2ème chrono course à pied…SNIF !

C’est le jeu ! Le parcours est génial, encore une fois c’est le climat qui gâche la fête, à quand le soleil ??

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Cyclo Vélostar 91

le 1/05/2016

Une cyclosportive , une première ! 140km dans le Gâtinais sous un beau soleil matinal de 1er mai. Lever 5h30 quand même, pour le départ à 8H30. Les derniers fêtards sortent des boites parisiennes tandis que je rallie gare du Nord à bicyclette ; deux mondes qui se télescopent ! Je retrouve Greg et Mathieu pour une partie de manivelles qui s’annonce excitante car inédite pour ce qui me concerne.

400 cyclistes au départ et une première heure de course l’œil rivé sur la roue du mec qui précède, les mains crispées sur les freins. Ça ne se décante pas, le rythme est saccadé, 40 km nerveux dans un peloton encore massif.

Velostar

Finalement après une côte, un groupe se forme devant et s’éloigne inexorablement…Ca y est, avec Greg et Mathieu nous avons pris le deuxième wagon. Derrière, des groupes sont peut-être déjà constitués, je n’en sais rien, le regard est tourné vers l’avant. Aussitôt l’écart marqué, le rythme se stabilise, les visages se détendent, chacun semble se contenter de sa place et de l’allure de ce peloton réduit…sauf que ça ne dure pas. Chaque côte et replat est ponctué d’une relance histoire d’écrémer l’arrière du peloton ! Hého les gars on est entre nous maintenant, c’est bon relax ! . Ca visse devant et ça grimace derrière ! Après 3, 4 fois à jouer ce jeu-là, Mathieu nous lance : les gars on est les prochains, il y a plus personne derrière ! Je me retourne, en effet ; il y a 5 min j’étais bien calé en milieu de pack et là, SURPRISE plus personne! La sélection naturelle, l’impitoyable loi du peloton! Horreur et damnation !

Et pourtant, on nous l’a raconté l’histoire ; rester en queue de peloton, c’est le début de la fin. La faucheuse frappe par l’arrière, le type se fait happer et disparait…On se retourne : il est plus là ! C’est comme un trou noir qui vous avale. Soudain et anxiogène !

Pas question de se laisser prendre, on décide de retrouver une place au chaud dans le ventre mou d’un peloton en voie d’extinction ! Vite remonter, s’intercaler et se replacer ! C’est le leitmotiv !

Les côtes sont pour moi l’occasion de me refaufiler, j’ai l’impression d’être assez à l’aise et remonte sans peiner histoire de gagner plusieurs places. Par contre sitôt sur le haut des bosses, je galère à conserver ma position car les types relancent à tour de jambes ! Et du coup je glisse, je glisse inexorablement en queue de wagon…

Km 70 : Fatal, le coup de la bordure, vent de côté je laisse des espaces que viennent combler ceux qui se trouvent derrière. Un trou se fait puis un écart puis un fossé, l’aspiration n’opère plus, mon heure a-t-elle sonné ?

Je jette désespérément mes dernières forces pour raccrocher la locomotive lancée. L’illusion dure quelques minutes ou l’écart semble se stabiliser, ou le peloton parait jouer avec moi avant de poursuivre sa route me laissant choir au milieu des champs jaunies du Gâtinais…

Je suis cramé, j’ai usé mes dernières cartouches pour rattraper le pack, je suis en hypoglycémie, le vent a tourné, je le sens pleine face, je regarde autour de moi : quelques ombres éparpillées au milieu de la campagne, autant de sacrifiés que la loi du peloton n’a pas épargné ! La situation (critique) me fait sourire, il me reste 70 km…

Velostar

Maintenant je relève la tête, j’ai passé les derniers instants d’agonie, le casque baissé, le regard fixé sur le bitume, la posture ramassée pour lutter contre la résistance de l’air à gratter le moindre watt de puissance. Enfin libéré ! Je souffle, je regarde, je respire, je bois…Gourde vide !

Km 75 : Un lâcher me rejoint, nous roulons un peu ensemble, je lui demande de l’eau, il me prête sa gourde le temps d’une gorgée ou deux...Doux répit !

Au bout d’un moment un bon groupe revient de l’arrière, l’occasion de s’abriter, de se reposer. Je ne tiendrai pas longtemps, à une allure pourtant confortable : hypoglycémie confirmée, je suis SEC ! J’ai plus rien à manger, plus rien à boire.

On est au km 85 et le chemin est encore long ! Très long ! Je suis seul au milieu de la campagne et je n’ai plus d’eau. Les bénévoles qui jalonnent l’itinéraire non plus, pas de ravitaillement, rien ! Des champs à perte de vue et puis un moment un village, que dis-je un hameau, des maisons ! Je m’arrête pour demander de l’eau à des gens qui déménagent, Ce sera de l’eau du robinet me répond-on. Oui Oui de l’eau ! Ma gourde est remplie, le bonheur ! Un peloton passe ! Je ne suis plus de ce monde, je veux juste rentrer ! Je me suis fait une raison, je roule au rythme de mes forces en comptant les km, heureusement il fait beau.

Je roulotte à 25km/h, l’esprit vagabond. Je rêve de croissant, de pain au chocolat, de risotto, de tarte au sucre. La soif a laissé place à la faim (2ème signe d’hypoglycémie avancée !) mais je n’ai même pas d’argent sur moi. J’analyse nerveusement la situation :

  • pas la peine d’imaginer pouvoir appeler les potes pour qu’ils viennent me chercher, tu n’as pas de téléphone
  • ne compte pas couper l’itinéraire pour rentrer plus vite, tu n’as pas de GPS
  • n’espère même pas te payer un croissant, tu n’as pas d’argent !

Joli tableau, pas d’échappatoire en vue, il va falloir aller au bout ! J’en rigole intérieurement et poursuit mon chemin de croix.

Au km 100, un groupe dans lequel je reconnais Thibaut, me reprend. Je fais la manche, S’il vous plait une barre chocolatée, s’il vous plllaaaaiiit ; Il est à sec ! Tout le monde est à sec !

Je fais illusion un temps puis me fais inexorablement lâcher. Sans sucre, inutile de lutter. Finalement auprès d’un concurrent, je récupèrerai un gel, MERCI ! De l’énergie en barre ! Psychologiquement ça fait un bien fou, mais physiquement ça ne change pas grand-chose.

Je passe finalement l’arrivée et découvre la surprise du chef : encore 5km pour rallier le départ et donc le parking ! Argghhh

J’y retrouve Mathieu et Greg qui m’attendent au pied d’un arbre, leur plateau repas déjà bien entamé. Cela fait 45 min qu’ils sont arrivés !

Quelle aventure ! J’aurai passé 5h sur le vélo avec la sensation d’avoir puisé et épuisé le moindre milligramme de glucose disponible dans mes veines. Ce n’était pas ma première hypoglycémie mais assurément la plus longue !

Ce qui ne tue pas… ;-)

Triathlon du Chemin des Dames

le 22/05/2016

Triathlon_du_Chemin_des_dames

Météo morose mais humeur joyeuse pour cette course « club » à Chamouille dans l’Aisne. Nous sommes une vingtaine de « nageurs de Paris » à avoir fait le déplacement ; toujours plus sympa de partager les trajets et les courses entre potes.

Durant l’heure et demie du trajet, il pleuvra sans interruption : conditions idéales pour aborder sereinement une course... Finalement un répit climatique nous sera accordé une petite heure avant le départ. COOL !

Environ 350 personnes au départ de ce format M (1500m/40km/10km) avec des triathlètes du nord-est et beaucoup de franciliens. Quelques noms connus qui devraient se retrouver aux avant-postes. Un top 10 serait une bonne perf de mon côté mais je souhaite surtout confirmer les progrès réalisés à vélo.

Pas de ligne de départ pour la natation, les pieds dans l’eau (froide) du lac des Ailettes, ça essaie de gratter des mètres dans tous les sens, du coup le démarrage est virulent, ça bastonne sévère, je me retrouve coincé entre des mecs devant qui n’avancent pas (mais pourquoi se sont-ils placés devant ??) et des types derrières qui poussent. Beaucoup d’énergie perdue dans la bataille mais bon au bout de 200m ça y est les positions semblent faites, je reprends mon souffle et trouve mon rythme. 1ère boucle endolorie par le froid. Après la sortie à « l’australienne picarde », je décide de m’activer un peu plus pour la seconde boucle de natation.

Triathlon_du_Chemin_des_dames

Je sors autour de la 20e place de l’eau et je reconnais Olivier dans le parc à vélo. Je le sais assez bon nageur… rassurant !

Le parcours vélo est constitué de 4 bonnes bosses pour un dénivelé total de 500m. Mon GPS m’a laché donc je n’ai d’autres repères que le chronomètre, pas grave, je roulerai à la sensation. La première côte, située directe à la sortie du parc à vélo, m’oblige à la passer en danseuse ce qui n’est pas plus mal, ça réveille les jambes ankylosée par le lac. Les sensations sont assez bonnes et les descentes glissantes ; masqué dans la courbe d’un virage, j’entendrai cette sonorité si carillonnante du carbone sur le bitume ; le vélo d’un mec me précédant couché sur la route … Il va falloir être prudent.

N’ayant aucun repère objectif (distance, vitesse…), je m’en remets donc à ces quelques indicateurs relatifs : sensations, concurrents doublés… pour évaluer ma prestation. Et au bout du (dé)compte, je perds peu de place, j’en rattrape même certains ! J’attends la dernière bosse pour appuyer à plein régime sur les pédales et flirter avec les crampes (limite à ne pas franchir !). Je poserai le vélo autour de la 25e place.

Chaussage des runnings et c’est parti pour 10km. Petite gêne à l’estomac (assurément causée par le gel que j’ai ingéré au début du vélo) sur le premier km puis la foulée se délie. Après 2km je suis annoncé 19e, il va falloir s’employer pour le top 10… Je reprends rapidement 4 concurrents que j’avais en ligne de mire puis plus personne à l’horizon. A la faveur d’un demi-tour, je peux constater l’écart qui me sépare de mes prédécesseurs, et il est conséquent ! Malgré tout je ne lâche rien et autour du km 7 j’en reprends un ! Je tente de conserver l’allure mais je sais que les autres devant sont assez loin…voir déjà arrivés. Je finirai seul sous la pluie qui s’est réinvitée.

Passage de la ligne en 2h12, 14e à l’arrivée avec en lot de consolation le meilleur chrono course à pied !

On attend les potes sous l’ondée puis l’averse puis le déluge! Le Club des Nageurs de Paris repart avec la médaille de bronze du club le plus représenté !

On reviendra l’année prochaine sous le soleil, le coin est sympa , l’organisation bon-enfant, la fête sera plus belle !

Triathlon International de Cannes

le 17/04/2016

C'est parti!

1er triathlon de la saison et quel triathlon ! Sur la croisette pour une représentation grandiose en plein air, beau boulot du projectionniste qui nous a pondu un décor de rêve pour 1km de natation dans la grande bleue, 52 km à vélo dans l’arrière-pays cannois et 8 km de course à pied sur la Croisette.

Enfin… ce sont les distances officielles car en vérité, l’organisation a eu tendance à rallonger un peu la sauce, histoire de faire durer le plaisir !

Le samedi a été une journée pleine avec les membres de la PolarTeam et quelques guests. L’occasion d’une baignade en mer avec David Hauss et d’un ride d’échauffement avec Yannick Bourseaux . Le weekend end commence bien, le soleil, la chaleur, les vedettes ; on est à Cannes !

Triathlon_de_Cannes

Triathlon_de_Cannes

Mais le grand jour c’est dimanche !

Cadre idéal ! 900 acteurs au casting de ce court-métrage (oui parce qu’il y a aussi le format long pour les adeptes du masochisme…) et le scénario qui reste à transpirer !

8h30, bijou plage: Seb, pour son premier tri semble serein mais lorsque je lui demande de me lire son pouls sur sa Polar V800 : 91 bpm... Le mec cache bien son stress ;-). 40 bpm de mon côté, je suis surexcité !

Ligne de départ, les pieds dans le sable, je me place aux avants postes et j’y retrouve Yannick.

L’hélico est en place, les pingouins sont dans les starting-blocks, 1er acte du triptyque : Natation

Triathlon_de_Cannes

8H45 coup de semonce !

Ça part vite, mais ça ne se bouscule pas trop devant, je trouve rapidement mon allure, le reste c’est du kiff ! La mer est magnifique!

A passer des heures d’entrainement dans des bassins chlorées, carrelés, métrés on oublie que la natation se pratique aussi dans un environnement naturel, libre…Quelle claque ! 1ère baignade en mer de l’année, je vois le fond à 20m, soleil rasant, je glisse, je suis facile (ok j’ai la combi..) Crawl euphorique !

Les bouées s’enfilent comme des perles, l’arche d’arrivée est en vue, le rythme s’accélère, retour sur la plage dans le brouhaha des speakers. Je suis en tête d’un 3e groupe, 30e à sortir de l’eau.

La transition se déroule comme sur des rails, je trouve mon sac puis mon destrier au milieu des milliers d’autres, j’enfourche la bécane, MOTEUR, CA TOURNE !

Ces derniers temps, les jambes sont bonnes sur le vélo, l’entrainement est là et ça devrait payer ! Départ sur la croisette, direction Mandelieu en longeant le bord de mer. Je tracerai les 15 premiers km roulants du parcours à plus de 37 km/h de moyenne. Vitesse grisante, je pédale sous endorphines ! Quelques concurrents me doublent dont Yannick mais globalement je me satisfais de l’allure, il faut garder du jus pour le reste du parcours qui est bien plus vallonné.

La suite est un vague souvenir de montées/descentes incessantes, de souffle court, de cuisses qui chauffent. 52 km en solo ça pique, sur la fin du parcours je ne suis pas loin des crampes. Je pose le vélo avec la conviction d’avoir fait de mon mieux, la satisfaction du travail accompli. Dans ces moments là, qu’importent les autres, qu’importe le classement lorsqu’il y a le sentiment heureux d’une compétition gagnée contre soi-même !

Sur un format de course qui fait la part belle au vélo, il fallait s’employer sur les pédales et le chrono confirme mes impressions : 68e temps vélo (34.6 km/h avec 600m de dénivelé). 262 Watts ! Mon meilleur vélo !

Mais la course ne s’arrête pas là ! Dernier acte : j’abandonne la petite reine, chausse les runnings, premières foulées…AIE !

Triathlon_de_Cannes

Le vélo a laissé des traces ! Mal au ventre, mal aux reins, cuisses qui grincent, j’ai déjà connu ca par le passé ! Il y a 9 km à tenir. L’épreuve qui constitue normalement mon point fort se transforme en chemin de croix, la pluie se met à tomber, les allers-retours du parcours semblent interminables, je remonte malgré tout quelques concurrents mais je cours bien loin de ma foulée habituelle ! Je boucle quand même le parcours course à pied avec le 18e temps.

Tombé de rideau après 2h21 d’effort, passage de l’arche en 19e position, « c’est bon ca » !

Un grand merci à PolarFrance, la team, les ambassadeurs et Cyril en particulier pour ce weekend mémorable ! Le sport tel que je l’aime ; de l’aventure collective et du dépassement individuel !

A bientôt pour de nouvelles péripéties ;)

Triathlon_de_Cannes

La FTP

le 27/04/2016

ftp

Dans une optique de progression, il faut des indicateurs auxquels se fier. Et le protocole d’évaluation de tous les indicateurs de progression s’effectue en deux phases :

  • Un état initial
  • Un bilan après entrainement : c’est l’état final

La progression sera l’aptitude à évoluer sur un même protocole réalisé à l’état initial et à l’état final.

Les protocoles peuvent être personnels, variés. L’un de ceux largement utilisé en cyclisme est le test FTP : après un échauffement approfondi, l’objectif est de rouler pendant 20 min au maximum de ses capacités.

Grâce à un capteur de puissance ou un home-trainer vous regardez la puissance moyenne développée durant ces 20 minutes (P20 en Watts).

Plus le parcours est roulant et l’effort constant, plus le protocole est fiable.

La FTP (pour Functionnal Threshold Power) se calculera alors comme ceci :

FTP = 0.95 x P20

La FTP correspond à la puissance maximale théorique que peut tenir le cycliste durant 1h d’effort.

En effet, contrairement au cycliste traditionnel qui roule en peloton, le triathlète roule seul contre lui-même. Sur un effort d’1h bien mené, le triathlète, cherchera donc à se rapprocher d’un effort à FTP (tout en se préservant pour la course à pied. A l’inverse un cycliste traditionnel optera plutôt pour une tactique « au moindre coût » ; se préserver au maximum, en roulant à l’abri dans les roues (surtout si l’effort dure plus d’une heure), bien en dessous de sa puissance FTP pour faire parler son explosivité dans les derniers hectomètres d’une course par exemple.

Pour cela, la FTP est un bon indicateur du niveau global d’un triathlète sur le vélo.

A titre illustratif, sur un parcours roulant, sans vent, vous tenez :

  • 30 km/h pendant 1 heure, vous développez ~135 W
  • 35 km/h pendant 1 heure, vous développez ~210 W
  • 40 km/h pendant 1 heure, vous développez ~300 W

Duathlon de Meaux

le 20/03/2016

Première étape de qualification pour le championnat de France des clubs de 3ème division (D3) à Meaux. (6.7km / 26km/ 2.4km)

meaux

La fine équipe presque au complet ! Et pas de drafting sur cette épreuve, interdiction assez rare sur des duathlons, cela ne va pas m’avantager mais qu’importe, cela constituera un premier repère de mon niveau après un mois d’entrainement vélo !

La première course à pied se place plus que bien puisque je rentre dans le parc à vélo en 4ème position entouré d’athlètes de Meaux, sans avoir l’impression de m’être rentré dedans. Ça donne du baume au cœur avant d’aborder le vélo ! A moi la Brie ! Départ en trombe, la chaîne saute et déraille (tiens l’ennui mécanique, ça faisait longtemps !) J’ai du mal à la remettre, un élastique que j’avais utilisé pour fixer ma chaussure de vélo est coincé dans les galets, c’est ce qui a dû la faire dérailler ! Damned !

Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. (Loi de Murphy)

1’30 de perdu quand même à remettre cette fuck*** chain (chaîne en anglais) ! Bon allez pas grave, de toute manière je suis lucide sur mon niveau à vélo ; je n’aurai pas pris la tête de course ! Je tente donc de limiter la casse tout le long du parcours (26 km) et je ne suis pas trop mécontent du résultat (240 W de moyenne ce qui constitue globalement mon meilleur rendement en compétition)

Du coup, je repose le vélo un peu dans le trafic pour la seconde course à pied. Très courte (2.5km), il va falloir s’arracher pour rattraper un maximum de concurrents ! C’est chose faite jusqu’au sprint rageux sur la ligne pour la 24e place (LOL).

Final : 24e/300
1er cap : 4e // vélo : ..j’ai pas compté..mais j'en ai vu des culs! // 2ème cap : 2e

L’équipe se classe 3ème des clubs de D3 pour cette première étape ce qui nous qualifie pour la demi-finale...affaire à suivre.

Côté individuel, malgré une forte baisse d’entrainement en course pied, je maintiens pour le moment l’illusion tandis que je sens de mieux en mieux le vélo. C’est cool, ça sent bon pour les prochaines compétitions!

Le GATOSPORT

le 3/04/2016

Beaucoup de sportifs, coureurs ou triathlètes, sont à la recherche du petit déjeuner idéal qui leur apportera toute l'énergie nécessaire à la réalisation de leur objectif, sans pour autant provoquer de troubles digestifs.

De nombreux fabricants proposent ainsi des gatosport faciles à préparer, faciles à digérer, riches en sucre lents, idéals pour aborder une compétition.

Pour avoir testé sur des efforts d’endurance, il est vrai que ces produits ne déçoivent pas et remplissent pleinement leur rôle.

J’ai essayé de reproduire à la maison ce type de gâteau dans l’optique d’obtenir:

  1. un mix énergétique qui se rapproche de ce qui se fait dans le commerce (riche en sucres complexes, pauvres en lipides, riche en protéine pour la régénération cellulaire)
  2. Avoir la maîtrise des produits utilisés (pas de produits transformés, pas de substances chimiques)
  3. un produit digeste
  4. un produit meilleur marché

gatosport

Pour 100gr, voici la composition type d’un gatosport vendu dans le commerce : 390 kcals avec 63 g de glucides (37 g de sucres complexes et 26 g de sucres rapides), 14g de protéines et 9g de lipides.

Pour tenter de s’en rapprocher, voici la recette que je propose :

  • 175 gr de farine de blé pour son apport en sucre complexe
  • 100g de farine de riz/châtaigne pour son côté sucré et pour limiter le gluten et les fibres apportés par la farine de blé
  • 50 gr de sucre
  • 25 gr de cacao maigre pour son apport en protéine et en flavonoïdes (antioxydants)
  • 60 gr de poudre d’amande riche en protéine
  • 60 gr de raisins sec source d’antioxydants
  • 200 gr de lait écrémé+100 gr d'eau
  • 2 œufs entiers
  • 25 gr d’huile
  • 75 gr de flocons d’avoine pour son apport en fibres et son effet coupe-faim
  • 1 citron pressé pour sa teneur en vitamine C et pour favoriser la digestion
  • Un peu de sel

Mettre les flocons d'avoine à tremper dans le lait tiède et l’eau et une bonne pincée de sel. Dans un récipient mélanger la farine, le sucre, le cacao, la poudre d'amandes, la levure, les raisins, le jus de citron. Incorporer ensuite les flocons d'avoine et le lait. Puis les 2 cuillères à soupe d'huile et les jaunes d'œuf. Battre les blancs en neige et les rajouter délicatement à la préparation. Cuisson à four chaud 160W environ 30'.

Le bilan énergétique du Gatosport maison est proposé ci-après :

gatosport

Bilan :

L’expérience montre qu’il est très difficile de se rapprocher du mix énergétique du commerce. Il faudrait trouver une source de protéines supplémentaire et surtout un apport additionnel en glucides tout en conservant la consistance et le moelleux d’un gâteau (si l’on se contente d’un apport en sucre lent, autant bouffer de la farine à pleine bouche !).

Comment font donc les fabricants ?
Trois propositions :

  • il existe d’autres ingrédients que ceux qu’on trouve habituellement dans les gâteaux
  • il existe un autre dosage plus adéquat entre les ingrédients testés
  • Il suffit de lire les étiquettes des gatosport du commerce ; les recettes sont complétées par des additifs alimentaires et des émulsifiants…

Question portefeuille, le gatosport maison revient 4 fois moins cher (7.2 eur/kg).

Sur le plan sportif, avant d’aborder une épreuve, il est recommandé d’ingérer environ 500 kcal soit 200gr de gatosport maison.

Libre maintenant à vous de faire votre choix : celui de la facilité et du mix énergétique « idéal » ou celui du fait maison et du porte-monnaie !

Duathlon de Chalon s/Saône

le 13/03/2016

Histoire de garder le rythme en ce mois de mars, j’enchaine par un duathlon sprint (5km/20km/2.5km) à Chalon sur Saône.

Près de 200 partants dans un froid de canard, une ambiance familiale, une organisation qui ne se prend pas au sérieux, un niveau hétérogène avec quelques duathlètes de D1 qui se mêlent aux locaux : l’ambiance que j’aime !

Départ prudent puis j'accélère progressivement sur la première course à pied et me retrouve seul à 15’ derrière le premier groupe de 4 coureurs. A une allure de 3'12/km, je fais ce qu'il faut pour avoir suffisament d'avance sur mes poursuivants, gérer la transition et intégrer le second groupe vélo.

chalon_duathlon

Malheureusement je tarde à enfiler mes chaussures de vélo et ne parvient pas à accrocher les deux coureurs qui me suivent. Rapidement un groupe revient de l’arrière pour former un pack de 6/7 cyclistes. Mais ça roule mal, par à coup si bien que l’on perd du temps sur le groupe de tête et qu’on passe à deux doigts de la chute collective à force de rouler en regardant derrière ! Un type accroche la roue arrière du vélo qui le précède, fait un écart, décroche une pédale, se rattrape in extremis et notre joyeux peloton passe à deux doigts de la correctionnelle !

Tant pis ! on ne reverra jamais le 1er groupe ! Il y en a un moins fataliste qui décide de tenter sa chance en solitaire. Il s’extrait du pack et on ne le reverra pas ! Il effectuera 15 km seul sans jamais parvenir à revenir sur le 1er pack. Le genre de suicide que je ne tenterai certainement jamais (manque de cran ? manque de jambes ?...)

2ème transition, je sors encore dans les derniers du parc mais je reprends les commandes du groupe au bout de 1500m. J’ai en plus en point de mire l’échappé du jour qui a l’air cuit. J’échouerai finalement à 9" derrière lui. Il a bien fait de jouer sa carte…

8e au classement final (1ère course à pied : 5e // vélo :30e // 2ème cap : 4e) ce qui constitue mon meilleur classement en duathlon !

On remet ça semaine prochaine ! On est jeune, on a des jambes, on en profite.

Championnat de France de Duathlon amateur

le 06/03/2016

senart_duathlon

Course à pied – Vélo – Course à pied, c’est ça le duathlon.

Dis comme ça, ça fait pas trop envie mais imaginez une météo frisquette qui frôle les 0°C en ce début mars et un cadre bucolique ; un parking de zone commerciale…ahhh ça fait saliver ! Y a pas à dire la fédé sait nous faire rêver ! Vous êtes à Sénart le 6 mars pour les championnats de France amateur sur un format 5km– 30km-5 km !

Le parcours vélo est donc un billard avec des relances à s’arracher les cuisses ! Une boucle à parcourir quatre fois.

Etat d’esprit d’avant course :

  1. Pitié qu’il ne pleuve pas !
  2. La course à pied ne devrait pas trop poser de souci (autre que physiologique)
  3. Ne pas glisser en queue de pack à vélo pour ne pas subir chaque relance !

Dimanche 10h30, coup de pétard sous un beau soleil rasant (finalement on est bien !)

Sur les chapeaux de roues, je suis 11e après la première course à pied, ça court bien aux championnats de France, fichtre ! Mais je me démène pas trop mal à moins de 20 secondes de la tête.

Le plat de résistance commence ! Mais j’ai laissé mes cuisses au vestiaire, et en vélo c’est handicapant…résultat : je glisse, je glisse en queue de peloton puis je lâche puis je me fais rattraper par le pack suivant puis je glisse, puis je lâche puis…vous voyez le topo ? La conspiration des quadriceps durera 30km. En bref il y a de la sérieuse lacune à vélo !
Le côté positif c’est que je fais une bonne partie du parcours seul, à mon rythme, je découvre de nouvelles têtes dans chaque pack, personne ne parasite mes photos. Le nez au vent, je tente vainement d’attraper les trains en marche !

senart_duathlon

La suite est donc anecdotique, la seconde course à pied sera bien moins rapide que la première.

Bilan: 44e/110 – muscu des cuisses à prévoir.

Dans deux semaines; prochain duathlon, on verra s’il y a du progrès.

Odlo Crystal Run

le 14/02/2016

odlo_crystal_run

Un 10km de plus dans la capitale en cette période de calendrier chargée de courses effrénées : ASO et Odlo ajoutent leur grain de sel en se calant sur une date scabreuse : la St Valentin…

Il va falloir trouver des arguments et se montrer convaincant! Le pari est risqué et l’avenir dira si la course se pérennise.

L’épreuve, promet de l’animation, un village festif pour traverser l’hiver, une course rapide pour les performers qui veulent casser le chrono et une balade animée sur les quais de Seine pour ceux qui veulent faire de cet évènement sportif un moment festif.

parcours_odlo_crystal_run

Le tarif d’inscription est élevé (40 €) mais la promesse est belle…

Après un rhume de saison, la forme revient et je me présente dans de bonnes dispositions. Départ donné sous l(es canons) à neige On se retrouve rapidement à 3 en chasse derrière un coureur isolé. Le rythme qu’il met dès le 2ème km ne me permet pas de le suivre sans risquer de compromettre ma fin de course (la fameuse explosion en plein vol bien connue dans le milieu des têtes brulées). Je joue donc la prudence avec mes 2 compères. Le parcours est vraiment agréable, mais finalement pas si roulant que ça avec les nombreuses rampes d’entrées/sorties de tunnel.

L’allure de notre petit groupe est un peu trop tranquille à mon gout (environ 3’22/km) mais l’idée de courir seul me dissuade encore plus. Du coup je reste dans la foulée jusqu’au 6ème km. J’accélère et creuse alors rapidement l’écart. La seconde place semble assurée à moins que…erreur d’aiguillage à moins d’1km de l’arrivée…c’est ballot, je me retrouve donc en contresens sur une route ouverte aux voitures, récupère un « chemin » de traverse, retrouve l’itinéraire pour terminer 5 ou 6ème. Je serai finalement reclassé 3ème…

arrivee_odlo_crystal_run

Passons outre cette petite maladresse d’orientation, signe d’une organisation qui se met en place (c’est la toute première édition), le parcours est indéniablement un superbe atout pour cette course. La tartiflette, la fondue et le vin chaud à l’arrivée réchauffent les cœurs, Deezer et La Folie Douce mettent le feu, de nombreuses animations sont proposées (escalade, curling…) pour continuer la fête au-delà de la course. Et c'est plutôt réussi! Le village n'a pas désempli malgré un temps maussade!

En résumé, l’Odlo Crystal Run ne se résume pas à un 10km. On vient ici pour un moment sportif et un after convivial !

podium_odlo_crystal_run

ZWIFT le 'Midtown Madness' des cyclistes

le 4/02/2016

L’hiver, les sorties vélos se font rares : température, risque de chute, journées raccourcies, baisse de motivation…toutes les excuses sont bonnes pour garder le vélo au chaud !

Heureusement pour les aficionados de la pédale, il existe une solution palliative à cette morosité !

zwift1

Zwift est un jeu de réalité virtuelle pour cyclistes. Mais attention ici pas question de rester assis dans son canapé, car il se « joue » sur home-trainer !

Deux circuits sont proposés : le parcours des championnats du monde 2015 à Richmond reproduit en 3D et un circuit 100% virtuel Watopia sur une île du Pacifique.

Le jeu fonctionne comme un jeu de rôle : chaque utilisateur customise son avatar (vélo/jersey/casque/couleur de peau) et saisit quelques caractéristiques physiques (taille/poids/âge) qui permettront ensuite au logiciel de calculer différents indices de puissance, d’établir des classements…

zwiftToute la spécificité du jeu est qu’il relie chaque cycliste sur son home-trainer à un réseau social d’utilisateur sur une course virtuelle sur laquelle il est possible de gagner le maillot du meilleur grimpeur, meilleur sprinter, de rouler en pack (oui oui le phénomène d’aspiration est pris en compte !)…

Les parcours sont variés pour ne pas sombrer dans la monotonie : des sprints intermédiaires, des cols viennent pimenter la sortie et faire monter le cardio !

zwiftPour se lancer dans l’immersion il faut :

  • Un home-trainer classique avec un capteur de puissance quelconque ou directement un home-trainer intelligent (Bluetooth ou ANT+). La liste des home-trainers compatible est disponible sur le site de Zwift.
  • Une clé ANT+ relié à un écran
  • J’ai testé le logiciel couplé avec un home trainer Elite Qubo smart B+. Si vous disposez d’un matériel équivalent, Zwift communiquera avec votre home-trainer pour moduler la résistance au roulement en fonction du dénivelé ou de votre position dans un peloton (bien à l’abri au milieu ou exposé en tête de pack). C'est assez puissant!

    L’interface offre la possibilité de communiquer avec les athlètes sur le circuit, retrouver un partenaire connecté, encourager un coureur…

    zwift

    Le résultat est assez bluffant, on s’y croirait. On aurait presque envie de se pencher dans les virages ! Indéniablement la séance devient ludique et on s’amuse à transpirer comme un bigorexique en salle de shoot !

    Zwift propose également des plans d’entrainement spécifiques et des simulations de test de puissance (type FTP…) mais Zwift se veut avant tout un jeu de simulation plus qu’un logiciel d’analyse de performance. D’ailleurs et c’est peut être l’unique bémol que je formulerai : les valeurs de puissance (et de donc de vitesse) sont surévaluées d’environ 30% pour ma part.

    Vous pouvez tester 50km gratuitement puis le service devient payant: 10 US$/mois.

    L’hiver n’est plus une excuse, Ride on !

    Avis des gamers :

    note4


    Les plaquettes "Easystroke" DECATHLON

    le 18/01/2016

    Decathlon propose un nouveau type de plaquette pédagogique Easystroke destinée aux nageurs qui souhaitent améliorer leur entrée de bras dans l’eau et la phase de poussée aquatique.

    Contrairement aux plaquettes traditionnelles qui s’enfilent autour des mains, celles-ci se glissent autour de l’avant-bras dans le but de :

  • catch crawlGarantir l’alignement de l’avant-bras et du poignet (corriger la tendance à « casser le poignet » lors de la phase de poussée aquatique)
  • Assurer un « catch » efficace autrement dit une phase de poussée aquatique de meilleur rendement. En effet lors du trajet sous-marin des bras, la poussée vers l’arrière du corps doit être assurée à la fois par les mains mais aussi par l’avant-bras. Ce sont les surfaces combinées mains + avant-bras déplacés vers l’arrière du corps qui assurent une avancée efficace vers l’avant (ça c’est la théorie) !
  • Les plaquettes peuvent à priori s’utiliser pour les 4 nages mais je me suis contenté de les essayer en crawl, la nage dans laquelle j’ai l’habitude de travailler avec des plaquettes traditionnelles.

    Le prix est abordable comme la plupart des produits Decathlon : 7.95€

    De premier abord, le packaging est sommaire, les explications schématiques remplissent leur rôle. Les élastiques de serrage bruts semblent fragiles et manquent de raffinement. Les boucles de serrage sont volumineuses...bref le design de la plaquette n’est pas son atout majeur.

    plaquette_easystroke

    plaquette_easystroke

    Sitôt enfilées, le contrat est bien rempli ; impossible de casser le poignet… du moins tant que la plaquette reste en place. Elle a tendance à glisser autour de l’avant-bras si elle n’est pas suffisamment serrée ! Il faut donc veiller à bien les serrer mais il manque un dispositif de maintien latéral qui permettrait d’éviter les garrots à chaque bras. De même, à chaque virage, mieux vaut les tenir par le bout des doigts pour les maintenir en position.

    Au niveau du « catch », je n’ai pas véritablement ressenti d’amélioration de la poussée. Peut-être qu’une plaquette plus large eut été plus intéressante afin de bien éprouver la différence avec/sans plaquettes.

    En résumé, ces plaquettes présentent un intérêt pour les nageurs débutants qui souhaitent améliorer leur technique et ressentir la phase d’appui aquatique des avant-bras. Les nageurs plus avertis resteront sur leur faim car le produit ne semble pas complétement abouti, dommage car l’idée à l’origine du produit est pertinente.

    Note subjective de la commission impartiale :

    note2


    Foulées St Loises

    le 29/11/2015

    Avec les évènements du 13 novembre, Paris vit sur ses gardes. L’ensemble des manifestations est annulé et il faut s’exiler pour changer d’air et retrouver la compétition.

    Cela fait 3 semaines que je cours nettement moins après un gros cycle automnal (5 semaines à 75 km en course à pied). Je ne peux néanmoins pas rater cette course à St Lô, sur la route du retour de week end vers Paris.

    Au programme 8.8km en ville et une prime aux 15 premiers !

    L’objectif est donc évident : il faut payer l’essence du retour! Des résultats des années précédentes, je sais que la course est relevée mais un podium parait envisageable.

    Le parcours que je découvre en échauffement est constitué de 5 boucles en ville avec de forts dénivelés et notamment une belle côte située juste avant l’arrivée (j’adore !..).

    Départ donné, j’ai déjà repéré le vainqueur de l’an passé ; Angelo B. , l’objectif est de le suivre le plus longtemps possible. Les deux premières boucles se passent bien, je suis à l’aise dans le groupe de tête encore nombreux et pourtant le rythme est bien emmené.

    Le troisième tour est dur, je serre les dents, nous ne sommes plus que 5 en tête et Angelo commence à faire le ménage en plaçant de petites accélérations. La côte me reste dans les côtes, le souffle court, je me fais violence pour rester au contact.

    Dernier tour : Devant Angelo creuse l’écart et ma tombe. Nous sommes 4 en chasse mais le gibier à l’agonie c’est bien moi. Je craque complétement dans la dernière montée et laisse tout le monde partir ! Ciao les gars j’arrête là !

    5e à l’arrivée : bilan mitigée en dessous de mes attentes mais la petite prime en petite coupure redonne le sourire. Allons festoyer au McDO !

    Trail des Vignettes (50)

    le 8/11/2015

    1er trail et victoire !

    A une semaine du gros objectif automnal (les 10km du neuf), je m’aligne sur ce trail qui sera un bon dernier entrainement au seuil : 15km de prévu en mode cross dans le bocage normand.

    L’objectif c’est de suivre les premiers le plus longtemps possible sans trop puiser pour ne pas se cramer pour le 10km la semaine suivante. Sauf que sur la ligne de départ le speaker annonce que le parcours du trail « court » a été un peu modifié par rapport à l’année précédente et qu’il fait finalement 17km…Ouchh ça va faire un entrainement un peu lourd tout ça !

    C’est pas grave, je suis là, les chaussures de route au pied alors que mon voisin m’annonce que ça va gadouiller sévère…Ok ok en effet je n’ai pas la panoplie du trailer.

    Il y a en fait deux courses : un trail court et un trail long de 25km. Le départ est simultané et le début du parcours est commun.

    Départ donné, incroyable ! Sur route, les mecs partent comme des balles, il y a toujours quelques jeunes fous en mode suicide qui explosent au bout du 1er km mais là, tranquille, ça discute, cool ! Donc je m’en tiens au plan, je suis l’allure de devant qui, sitôt les premières côtes dans les chemins humides, s’accélère. Je comprends alors que le trail est une spécialité car j’ai du mal à suivre dans les montées et les descentes techniques, je m’étale même dans un virage en descente, rien de grave, je me relève, crotteux.

    Après 10km on est 4 en tête, un type serein, vainqueur l’an dernier, qui court sur le trail long et nous sommes trois à suivre son train pour le parcours « trail court ». Dans les côtes le gaillard est dur à accompagner mais nous revenons à chaque fois sur le plat. Le rythme me convient et je me vois mal partir tout seul, ne connaissant ni le profil de course qu’il reste ni la distance.

    A la vue du stade d’arrivée, ça accélère, le trailer long nous fait ses adieux pour continuer sa route. Nous ne sommes plus que deux en entrant dans le stade, ça va se jouer au sprint, tant mieux…j’accélère encore un peu à 300m de l’arrivée, ça ne suit pas derrière, c’est tout bon ! Je boucle les 16km (finalement ce n'était donc pas 17!) en 1h06. Il était temps que ça se termine !

    Une petite interview auprès de Ouest France qui ne sera finalement pas publiée car notre ami du trail long a trouvé le moyen de se perdre dans les sous-bois et s’est donc fait ravir la victoire ; ce qui constitue indéniablement un fait de course bien plus accrocheur !

    L’expérience trail est mitigée, je trouve frustrant d’être obligé de courir « avec le frein à main » car le parcours, le terrain, les conditions… obligent à la prudence. De plus, le travail en dénivelé est clairement un aspect technique que je ne maitrise pas. D’une façon générale les subtilités techniques (choix des trajectoires en descente surtout) et stratégiques (reconnaitre le parcours est, par exemple, un avantage certain !) sont beaucoup plus présentes qu’en course sur route ou l’athlète se bat uniquement contre ses limites physiologiques.

    Et le trail est également clairement destiné aux personnes qui affectionnent les efforts longs en endurance, ce qui n’est pas mon cas.

    Après il y a la course (run) en plein air qui est plaisante, le grand air, la nature… tout cela contribue au charme du trail. Mais pour l’apprécier pleinement, je pense qu’il ne faut pas le vivre comme une compétition mais plutôt comme un footing nature.

    Triathlon de Paris

    le 5/07/2015

    Epreuve à domicile que ce Garmin triathlon de paris ! Difficile de passer à côté : 3000 participants, une arrivée à la Tour Eiffel, un parcours qui promet d’être rapide et des potes au départ !

    L’objectif c’est le top 20 ! Une bouteille de champ est en jeu !

    Départ de la base nautique de Choisy, je suis dans la 1ère vague et je sais que sur cette épreuve draftée (pelotons vélo autorisés), la course se joue sur la natation. Il s’agit donc de nager sans s’économiser pour attraper le meilleur groupe vélo possible !

    Dans cette perspective les 1500m en ligne droite font peur ! Ca va être long, ca va faire mal !

    Départ donné, j’essaie de maintenir un rythme soutenu, de rester le plus longtemps au contact de Pierrick , un pote de club que je sais meilleur nageur, mais non en fait il me lache rapidement. Des algues viennent sacrément perturber mon avancée et celle des autres. J’en traine certaines autour des bras et des pieds pendant plusieurs mètres. Il faut à tout prix que je les balance sur les concurrents !! Je reconnais Benjamin aux couleurs de la trifonction. Pas le temps de lui dire bonjour mais ca me rassure, je nage à bonne allure. Je sors en en tête d’un petit groupe dans lequel j’aperçois Fabien C et Benjamin. ce qui me donne une idée sur ma natation : assez bonne. Connaissant leurs qualités de rouleur, l’idée maintenant c’est de ne pas les laisser filer. Transition lente même si je garde les lunettes de natation autour du coup et mon bonnet dans la combi. Comme ça pas de sac de transition, pas d’arrêt au stand !

    Je sors du parc vélo dernier du petit groupe. Surtout revenir sur le groupe ! Revenir sur le groupe !!!! On a plus de puissance ! C’est là que c’est dur ! Je fais 2/3 km seul à plus de 40 km/h à la limite de la rupture pour revenir sur Fabien C. L’effort en vaudra la chandelle !

    Et en effet sitôt dans les roues, la peine est plus supportable, le rythme se fait, l’organisation ne se fait pas. Un groupe d’une quinzaine d’unité se forme, le rythme est irrégulier, certains tentent de sortir mais c’est peine perdu. Avec Benjamin nous sommes 2 du CNP puis l’on reprend Pierrick et Thomas . Nous bouclerons l’épreuve avec une moyenne qui dépasse 40.5 km/h. Finalement la situation me convient.

    Nous sommes donc autour de la 25ème place. Je sens que le rythme n’est pas suffisamment soutenu pour que l’on reprenne du temps devant mais je pense que l’on n’en perd pas des masses non plus. Ca laisse dans de bonnes dispositions pour la course à pied.

    Rentré au parc, transition rapide, je sors 3 ou 4 ème de mon groupe de l’aire de transition et je reprends rapidement la tête. L’objectif est alors faire parler mon point fort ! Je croise puis double Fred puis Greg du peloton précédent. Je sais qu’il y a moyen de faire une bonne perf donc je m’emploie sérieusement. Le parcours est fait de pas mal de relance mais je ne fais que doubler. Au second demi-tour, je regarde les écarts avec ceux qui me devancent, ils semblent loin et derrière ca à l’air de bien courir également donc je maintiens l’effort et je double vers le 8ème km un type d’Issy Triathlon qui a l’air d’avoir totalement explosé. Je crois que c’est l’un des deux qui était en tête après la partie vélo.

    Je passe l’arche en 12ème position, content de l’ensemble de la course et du résultat ! Finalement avec les départs des vagues suivantes, j’arrive 14e/3000 au classement définitif.

    Et Emilie paie son champ !